Un peu d’histoire

L’ordre des Templiers a laissé beaucoup de traces dans notre région. A Falletans, au hameau du Temple, existait la commanderie de St Denis (crée en 1132-1134), qui reçut au moins 2 fois (en 1181 et 1183) la visite de Béatrice de Bourgogne, épouse de Frédéric Barberousse. Bernard de Dramelay, originaire du Jura, était commandeur du temple de Falletans, avant de devenir 4ième grand maître de l’ordre (1151-1153). A Dole, existait la commanderie du St Esprit, à l’emplacement de l’actuelle salle polyvalente. A la Loye, au sud-est de Dole existait un bâtiment des hospitaliers du temple. Jacques de Molay, originaire de haute-saône, 22ième et dernier grand maître de l’ordre (1292-1312), résida à plusieurs reprises au temple de Falletans. Après la dissolution de l’ordre par le pape Clément V en 1312, les biens des templiers reviennent à l’ordre des hospitaliers. Aujourd’hui, le « hameau du temple » est devenu une terre de légendes avec l’apparition du cheval Gauvain dans les rues de St Denis, la légende de la borne des quatre commandeurs …
L’histoire mouvementée de la Franche-Comté a laissé des traces profondes dans l’identité et l’architecture de la région. Successivement faisant partie du Comté de Bourgogne, du duché de Bourgogne, un parlement fut crée à Dole en 1386 et la région dotée de solides institutions, d’où son nom « Comté Franche de Bourgogne » puis « Franche-Comté ». Sans cesse convoitée par les rois de France (Philippe IV Le Bel, Louis XI après la mort de Charles le Téméraire en 1477, Henri IV), elle revint par héritage aux Habsbourg et connue une période de relative autonomie et prospérité sous la tutelle des rois d’Espagne, Charles Quint puis Philippe II, III,IV. Dole retrouva ses fortifications. Ce fut l’âge d’or de la Comté. L’épisode comtois de la guerre de trente ans (1618-1648) qui s’étend de 1634 à 1644, laissa la région exsangue (famine, viols, pillage des bandes de mercenaires qui écumaient la région).
Finalement, elle fut annexée au domaine royal sous Louis XIV (1678, par le traité de Nimègue). Dole perdit ses privilèges, ses remparts, son parlement, son université … Besançon devint la capitale de la Franche-Comté, avec sa citadelle et ses ouvrages militaires construits à prix d’or par Vauban.

 

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